Du Réfectoire à Nüba

C’était il y a un peu plus de deux semaines (je suis encore et toujours à l’arrache…). Samedi de grosse chaleur. On voulait une terrasse, on voulait de la place. Un endroit perché nous faisait de l’œil depuis un moment déjà. Force est de constater que Paris a enfin commencé à comprendre le potentiel de ses toits, de ses cieux. Ayant développé une allergie aux heures de queue et aux physio lunatiques, on décidai d’optimiser notre profit. Arrivés à 18h30. Pas de filtre, pas d’attente. Joie.

On rejoint J et R, déjà là. On a une table basse, on a des chaises, on a un banc. Bref, on est posé, on est bien, il fait incroyablement beau. La musique est douce. Les sourires sont sur les lèvres.

Souviens-toi, je t’avais parlé du Wanderlust, où j’ai passé sans doute l’une de mes meilleures soirées de l’été dernier, si ce n’est la meilleure, avec Yuksek aux platines. Néanmoins, la présence trop importante d’ados fils et filles à papa, les prix prohibitifs et le côté aléatoire de la gestion des entrées a pu nous laisser dubitatifs. La? Le? Nüba est exactement au même endroit, partageant le niveau supérieur de la Cité de la Mode et du Design avec le prénommé Moon Roof (visiblement bien trop « lounge » à notre humble avis…).

Mais revenons à la? le? Nüba. A l’origine du projet, des spécialistes, ceux-là même qui ont trempé dans les affaires de Chez Moune, du Baron, de Calvi on the Rocks,… La quasi totalité du lieu est une terrasse. Gigantesque. Le design et l’esprit sont identiques au niveau inférieur. Vue sur la Seine. Bonne musique. Transats. Canisses. Bars style paillote de plage. Et même tables pour enfants. Les gens sont beaux, et pourraient te faire culpabiliser de t’être pointé en short en jean et flip flop. Mais le look de certains nous confirment l’absence de dress code (pétasserie quand tu nous tiens).

Côté bar, on prend sans grand étonnement la même claque qu’au Wanderlust. Le prix des consos sera rédhibitoire pour beaucoup : 7 euros le demi, 35 euros la bouteille de rosé. Voilà voilà.

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Côté restauration, des bentos aux accents asiatiques, scandinaves, français, sont proposés sur un tableau noir pour une quinzaine d’euros. Certaines tables sont réservées à l’extérieur pour le restaurant. L’intérieur, au design original et boisé, y est dédié avant de devenir un club plus tard dans la soirée. Des anciens du Galopin et de Nanashi (notamment) traîneraient en cuisine, des valeurs sûres donc, qui pourraient nous donner envie de réserver une prochaine fois. Compte entre 30 et 35 euros pour un repas à la carte.

Ces perspectives nous donnent l’eau à la bouche, mais nous n’avons pas de résa pour le resto et guère l’intention de quitter cette terrasse de la soirée. La rigueur voulant depuis quelques mois la présence d’au moins un food truck dans ce type de lieux, nous avons pu découvrir ici le Réfectoire, qui propose burgers et potatoes pour dix euros. Récompense méritée après une attente patiente.

La soirée se terminera pour nous aux environs d’une heure du matin. Quand le dancefloor s’avère encore un peu frileux. Quand la motivation de certains se fait moins grande. Quand celle de ceux qui se seraient bien joints à nous est refroidie par l’attente potentiellement interminable au pied des escaliers menant au Temple.

Bref, endroit validé, à condition, là encore, d’être prévoyant, et de ne pas trop être regardant sur les prix un peu abusifs. Mais quand la terrasse est belle et qu’il y a les copains…

Nüba. 36 quai d’Austerlitz, 75013 Paris. Métro Gare d’Austerlitz / Quai de la Gare.
Ouvert le mardi de midi à 23h00, du mercredi au samedi de midi à 5h00 et le dimanche de midi à minuit.

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