Le Onze Bar

LeOnzeBarCe soir, tu te dis que tu irais bien boire une bière avec les copains. Les bars bobos, les bars hipsters, les bars costard-cravate ne sont pas ton truc. Les bars de beaufs encore moins. Et tu en as marre d’aller au pub. Tu aimerais trouver un p’tit bar sympa sans prétention, où se mêlent la chaleur du sud et la gentillesse du nord. Un endroit simple, un peu au calme, où la pinte est à un prix raisonnable. Comme tu es plutôt du genre flemmard, si cet endroit te propose à manger pour que dalle, tu es limite prêt(e) à en faire ton QG.

Le Onze Bar donne sur cette placette agréable faisant face à la Maison des Métallos, spots incontournables des fêtes du quartier, et pourrait taper dans le mille. Car ici, ton budget ne risquera pas d’être trop amputé (sauf évidemment si tu es un véritable pilier de comptoir) et tu mangeras autre chose que des chips, pour pas cher. Si ta tête plaît au patron, une ristourne sera envisageable. Autre point, tu auras sûrement l’occasion d’assister à un concert, un groupe s’y produit presque tous les soirs. Et parfois, il y a même des expos.

Bon, juste pour info, si avec ta bande de potes, vous êtes plus proches en nombre d’Ali Baba et des quarante voleurs, vous risquerez d’être à l’étroit. Mais ça peut le faire pour les douze salopards.

Bref, au Onze Bar, on est souvent bien, donc on y reste.

Le Onze Bar. 83 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris. Métro Couronnes.

Big Fernand

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En ce jour de weekend avant l’heure, on avait prévu une expo au Musée d’Orsay, et des verres au Little (dont je te parlerai très prochainement). Mais entre les deux, on savait qu’on aurait la dalle. Un café et deux tartines pris à 11h du matin n’étant pas assez nourrissants. On hésite entre burger au Big Fernand et hot-dog au Little Fernand. Ce sera burger. Petite bière au rade d’à côté en attendant l’ouverture, car cette fois c’est sûr, pas question de faire une heure de queue. Évidemment, d’autres ont eu la même idée mais on est en pole position. L’endroit est minuscule. À l’intérieur, la team, composée d’une bonne dizaine de personnes au look rétro, est conviviale. Très. Et efficace : en moins de dix minutes, on récupère nos plateaux appétissants.

Après avoir testé les Cantine California, Blend et autre Camion qui Fume, le « hamburgé » de Big Fernand se défend extrêmement bien. Pain préparé spécialement par un boulanger, viande française hachée sur place, frites faites maison chaque jour (les fernandines), fromages français non pasteurisés, sauce concoctées par un chef. Le bonheur quoi.

Le burger est gras juste comme il faut, le pain est parfait et englobe si bien les ingrédients que tout reste à sa place. Respect pour le choix de la bière (de la ch’ti). Le cheesecake est une grosse tuerie, il est léger, pas trop sucré. Une erreur s’est glissée dans notre commande, un Big Fernand remplace un Bartholomé. On se fait quand même démasquer. Pas grave, la prochaine fois, promis, on relèvera. En attendant ça nous fait une bonne excuse pour revenir  goûter le burger que R avait effectivement commandé. On testerait bien aussi le Philibert (au poulet), le Victor (au veau) ou l’Alphonse (à l’agneau). Voire, soyons fou, un burger de notre composition, avec viande, fromage, légume, sauce, herbe fraîche au choix. Et plus encore.

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Alors évidemment, côté prix, on n’est pas chez McDo. Mais niveau qualité, ces deux enseignes ne jouent pas dans la même catégorie. Compte entre 16 et 18 euros pour la big formule avec burger, frites, dessert et boisson au choix. La little formule, entre  14 et 16 euros, est sans dessert.

En discutant un peu avec les p’tits gars, on apprend que la pâtissier Christophe Michalak devrait leur concocter de bonnes chose pour la boulangerie qui ouvrira bientôt ses portes rue d’Hauteville (si j’ai bien compris), et un deuxième Big Fernand ouvrira prochainement rue Saint-Sauveur dans le deuxième arrondissement. En voilà de bonnes nouvelles, pas vrai?

Sur le chemin nous menant à République direction Le Little, on rigolait en entendant derrière nous un mec dire à son pote que le meilleur kebab de Paris, d’après son cousin, était dans le quartier. On pensait alors amusés à cette vidéo désormais célèbre sur les parisiens vantant les mérites du meilleur bo bun de Paris. Et on se disait que nous venions sans doute de manger l’un des meilleurs burgers de la capitale et qu’après tout, le simple fait de vivre quelque part pouvait bien octroyer le privilège de connaître les meilleurs endroits. Bordel.

Big Fernand. 55 rue du Faubourg Poissonnière, 75009 Paris. Métro Cadet/Poissonnière.

Chez Casimir

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Tu n’as rien mangé depuis trois jours et trouves que ça a trop duré. Dans ce genre de situation, il existe un remède, une institution bien connue des parisiens avides de grande et bonne bouffe. Chez Casimir. Niché dans un coin du dixième arrondissement, bien situé derrière l’église  (on fait toujours des choses peu recommandables derrière les églises), cet endroit est le paradis des gourmands. On avait été prévoyant en réservant une table pour quatre. Le jour J, il faisait beau et chaud. On rêvait d’une table en terrasse. On croisait les doigts. Peine perdue.

A notre arrivée, la terrasse, ni trop petite, ni très grande, était déjà prise d’assaut à l’heure du brunch. En ce jour d’été avant l’heure, on ne s’estimait néanmoins pas trop mal lotis avec notre table à l’intérieur, contre la fenêtre. Le soleil arrivait encore jusqu’à nous. Ce qui n’était pas vraiment le cas pour les autres tables. Car qu’on se le dise, Chez Casimir a plutôt l’allure d’un bistrot chaleureux et rustique, dans lequel on vient se mettre à l’abri une froide journée d’hiver. L’accueil du patron est agréable, comme le service. Les rumeurs entendues se confirment : le brunch est gargantuesque.

Pour commencer, nous avons eu droit au combo omelette, soupe de poisson (servie un peu à l’arrache), bruschetta de saumon en sus du buffet d’entrées froides où tu pourras même chopper des huîtres (compte néanmoins un petit supplément pour celles-ci).

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Vient ensuite le plat principal : bœuf bourguignon. Très bon. Très hivernal aussi, ça réchauffe. Et on avait déjà chaud. Pour le dessert, on revient au buffet avec une multitude de petites choses sympathiques : pot de crème, crumble, pana cotta, gâteau au chocolat, cookie, … On regrette l’absence de boisson chaude et de jus dans la formule, et on est finalement très loin de la définition première du brunch, mais la formule déjeuner du dimanche entre potes peut tout aussi bien faire l’affaire. Normal, ici, le weekend, c’est Traou Mad qui veut dire « bonnes choses » en breton, comme ces petits sablés gavés de beurre qu’on adore.

On apprécie donc l’atmosphère du lieu et les produits sont somme toute de qualité. C’est sûr, on rêvera du « brunch » à 26 euros de Chez Casimir, affamés aux lendemains de soirées froides, pluvieuses, et trop arrosées. En semaine le midi ou un soir ensoleillé en terrasse, aussi.

Chez Casimir. 6 rue de Belzunce, 75010 Paris. Métro Gare du Nord.

 

La Cantine de Belleville

LaCantineBelleville_1Voilà un endroit qui nous rappelle que Belleville est encore vivante, effervescente. A La Cantine de Belleville, ça crie, ça bouge. Si, avec ta dizaine de potes, vous cherchez un endroit où vous poser pour boire un verre et manger pas cher, c’est ici que tu te dois d’être. Prenez une choppe au comptoir. Fais signe au patron (tu le repéreras assez vite). Passe aussi le message aux nanas et aux mecs qui s’affairent, qui courent. Ils s’arrêteront quelques secondes pour t’écouter. A la prochaine table libérée, ils penseront à toi. Il faudra peut-être vous armer de patience. Ou pas. Car la cantine est immense, les tablées aussi. Préfère la salle principale à l’annexe « PMU style », plus petite, moins conviviale. Quitte à attendre un peu plus.

Les filles ont déjà pris l’apéro et là où beaucoup auraient pu nous jeter, ici, on sourit, on s’en amuse, on s’attable même un peu avec toi, on discute, de sujets improbables, du Café Chéri(e) tout proche où on finira la soirée, comme à chaque fois qu’on traîne dans le coin. Mais avant, on a la dalle. Les plats sont simples, pas chers. Certes, pour dix balles la purée saucisse, ne t’attends pas à de la grande cuisine mais en vrai, c’est meilleur qu’à la cantoche, et c’est bon comme chez mamie. Autre chose : oublie un peu ton régime. Prends une bière pour dîner.

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Un peu de bruit, de vie, de simplicité, de vrai n’ont jamais fait de mal à personne. Contrairement à ce que beaucoup pensent, Paris n’est pas toujours guindée. La preuve.

La Cantine de Belleville. 108 boulevard de Belleville, 75020 Paris. Métro Belleville / Couronnes.

Café Pinson

CaféPinson_5Je me souviens d’un brunch ensoleillé avec des lyonnais chez Tartes Klüger quand celles-ci se vendaient encore dans le Marais. Il y avait alors juste assez de place pour un comptoir et deux tables de taille moyenne. A cet endroit s’est aujourd’hui installé le Café Pinson. Est-ce vraiment la même adresse que celle qu’occupaient les délicieuses tartes? En effet la surface actuelle pourrait nous faire douter. Plus aucun repère, ni point de comparaison.

Derrière la petite porte, tu trouveras un bar/comptoir présentant ce dont tu pourras te sustenter. Quelques petites places autour, sièges et mini tables par-ci, par-là. Au fond, un deuxième espace, donnant sur la cuisine légèrement ouverte. Celui-ci est plus cosy, avec des canapés et des banquettes. La déco est dans l’air du temps, mixant les époques et les tons avec subtilité. Force est de reconnaître que c’est très réussi.

Côté bouffe, le parti pris est de proposer des plats sans gluten, du végétarien et du bio. C’est detox et healthy. Avec des trucs étonnants et peu connus dans les assiettes.

La formule déjeuner est à 17 euros avec une soupe, une salade ou une tarte en entrée, un plat chaud et un dessert. Je me laisse tenter par le jus du jour (6 euros en sus quand même) répondant au nom de « coup de fouet » : pomme, coriandre, citron et gingembre. C’est vert et la touche coriandre est assez étrange mais je dois bien avouer que ça se boit bien. En entrée, L et J testent le velouté aux champignons et noix. Je suis un peu plus fofolle en osant la tarte au chou-fleur, lait de coco et spiruline. La soupe est validée. La part de tarte qui s’avère être plutôt une tartelette contenant une drôle de substance presque liquide se mange, sans plus. Pour une entrée seule, compte entre 5 et 6 euros en moyenne.

CaféPinson_2Le plat (à 9 euros seul) est un millet aux carottes jaunes et oranges, raisins secs et chou kale, plus simplement appelé chou frisé. Mais c’est moins à la mode. Souviens-toi, nous avions aimé ce petit chou lors d’une soirée Yelp. J’ai aimé. J et L moins, le côté « je m’étouffe avec des graines » étant possiblement coupable.

CaféPinson_3En dessert (entre 4,5 et 6 euros à l’unité et hors menu), on se régale d’une tarte banane-chocolat-noisette, d’une crème pralinée et d’un granola accompagné d’un yaourt de soja.

CaféPinson_4De belles et sans doute bonnes choses, pas nécessairement sur la carte, se trouvent au comptoir, n’hésite donc pas à en faire le tour avant de commander.

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Les quantités pourraient paraître limite aux gourmands mais pour la défense du Café Pinson, sache que je n’ai pas eu faim de toute l’après-midi. Même pas la moindre tentation. Peut-être la faute à la spiruline toussa.

Le service est discret sans être particulièrement affable. Bons points, tout y est fait maison, la carte est changeante chaque jour. Tu peux (tu devrais) réserver. Si tu es à l’arrache, la vente à emporter est pratiquée. Enfin, si tu veux, et si tu assumes entièrement ton côté hipster, tu peux même avoir la radio parisienne Faubourg Simone dans les oreilles.

Conclusion : on aime le lieu, son atmosphère pour les petits repas déculpabilisateurs entre filles (après la cuite de la veille). Il est clair néanmoins que nous n’en ferons pas notre cantine, l’appel de la tartiflette en hiver et du barbecue en été étant bien trop tentant.

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Café Pinson. 6 rue du Forez, 75003 Paris. Métro Filles du Calvaire.

Le Galopin

LeGalopin_4A l’époque où P habitait encore l’adorable Place Sainte-Marthe, il s’agissait parfois de composer avec les émissions sonores du bar en rez-de-chaussée. Les choses changent. P n’habite plus le quartier. Et le Galopin a remplacé le bar. En cuisine, Romain Tischenko, ayant participé à l’émission Top Chef en 2010. En salle, son frère Maxime.

De fait, le lieu est prisé. Il est aussi petit. Autant dire qu’il vaut mieux être prévoyant si tu veux t’y attabler. On s’est armé de patience et notre jour J est arrivé, nous allions dîner au Galopin. Joie. Notre résa étant pour le service de 22h00, l’apéro au Sainte-Marthe s’impose, pour changer de la Sardine. Puis ce fut l’heure H.

Nous étions confortablement installés sur les banquettes toutes proches du petit coin que nous pourrions qualifier de bar. On se reconnaît plus chanceux que la table de deux proche de la porte d’entrée en cette froide soirée. Certes, les va-et-vient ne sont pas fréquents, mais tout de même.

La déco est sobre mais étudiée. Pas de fioritures. Le service est adorable (spéciale dédicace à la jeune fille australienne qui travaillait ce soir là). Et les plats qui s’enchaînent sont une suite de petits moments de bonheur.

La formule du soir est à 46 euros pour deux amuse-bouches, une entrée, deux plats et deux desserts. Juste ce qu’il faut.

Le crabe nous donne dès le début du repas l’eau à la bouche. Je ne suis vraiment pas fan de betterave ou de céleri et pourtant, le Galopin a réussi à me réconcilier avec ces ingrédients; le premier, en accompagnement inattendu de presa iberica, le second  en amuse-bouche accompagné de raifort. La daurade royale est fondante et se marie très bien à l’avocat et l’algue. On découvre le citron Meyer (croisement de citron « classique » et de mandarine, voire d’orange) associé à un bar parfait et du champignon. Pour le dessert, je suis ravie de trouver du chocolat avec du kumquat ; et, n’étant pourtant pas une grande adepte de poire, je dois bien me rendre à l’évidence : le sésame et la mandarine la sublime, comme diraient les cuistots Top Chef. Admire.

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Bref, bloque une soirée à l’avance, réserve, et profite. Rien à ajouter.

Le Galopin. 34 rue Sainte-Marthe, 75010 Paris. Métro Colonel Fabien / Belleville.

Boco

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Chez Boco, le concept est simple : tout est conditionné sous forme de bocaux (hé). Le principe : les plats sont cuisinés par des chefs renommés. Le rapport quantité / prix est sans doute un peu surestimé, mais la qualité est là. Un compromis acceptable pour un déj’ rapide dans le quartier, le but étant de manger autre chose qu’un sandwich.

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Boco. 3 rue Danielle Casanova, 75001 Paris. Métro Pyramides / Opéra.

L’Ilot

L'Ilot_1Peu de temps avant ma découverte du Mary Celeste, j’ai eu l’occasion de tester une autre adresse proposant notamment des huîtres pour accompagner un petit verre de vin. Cette adresse, c’est celle de l’Ilot, tout proche de notre cher Barav’. Et ce n’est pas un hasard puisque je te parle en fait de la même maison (information entérinée par la découverte d’un verre estampillé Barav’).

Ici, les tables et les sièges sont surélevés comme pour mieux apercevoir les tableaux noirs au menu alléchant. L’Ilot a des airs de station de métro accueillante et apaisante.

Nous avions deux résas distinctes, et espérions pouvoir nous regrouper. A mon arrivée, bonne première (fréquente habitude), je constate que la table de quatre destinée à la résa de P risque d’être juste pour notre groupe plus grand que prévu. A l’entrée sont déjà attablées deux amies de C, et la table à laquelle je suis installée n’est pas toute proche même si l’endroit est quelque peu exigu. On se présente. Il n’en faudra pas plus pour que la jeune fille en salle, adorable, nous dégote des tabourets supplémentaires pour que nous puissions être tous ensemble.

On est au complet et il est temps de commander crustacés et fruits de mer, tarama et rillettes de poisson maison, espadon, saumon et thon fumés. Une petite bouteille de blanc pour agrémenter tout ça, un peu de pain et des blinis. Tu l’auras compris, l’Ilot est le petit frère marin du Barav’ plutôt porté lui sur le foie gras, la charcuterie et les fromages de qualité. Les prix sont honnêtes (et les huîtres quand même moins chères qu’au Mary Celeste) : en moyenne entre 4 et 12 euros pour les portions. Pour les bretons en manque du pays, mais aussi pour tous les autres, le kouign-amann est une véritable tuerie et le café gourmand fort sympathique.

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Perchée sur mon tabouret, je sens que cet endroit pourrait être un vrai petit coin de paradis avec terrasse en été. Lunettes de soleil et verre de vin blanc frais. Que demander de plus?

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L’Ilot. 4 rue de la Corderie, 75003 Paris. Métro République / Temple / Oberkampf / Filles du Calvaire.

Le Mary Celeste

LeMaryCeleste_2Enfin. Je vais pouvoir te parler de la dernière née de la team Candelaria + Glass. A l’époque, j’avais entendu les rumeurs d’une ouverture prochaine mais n’ai finalement pu tester le Mary Celeste que ce weekend. Maintes fois séduite par la gentillesse des tenanciers, le goût des tacos et la finesse des cocktails de la première, fan des Brooklyn Lager et des hot-dogs du deuxième, je trépignais d’impatience à l’idée de découvrir la troisième. Et je ne fus pas déçue.

Vendredi. 20h00. Première tentative. On a faim, mais d’autres ont eu la même idée. En avance. Allons manger chez Nanashi, on reviendra plus tard boire des cocktails. 23h00, nouvelle tentative. Ratée. L’endroit est bondé. On finira chez Joséphine. Pas déçus. La troisième, samedi soir, sera la bonne. On patiente dans un coin, après avoir commandé deux cocktails et une Brooklyn Lager. Oui, ici aussi tu pourras te désaltérer avec une bonne bière de là-bas.

On observe. La déco, qui au dehors ne paie pas de mine, est assez réussie à l’intérieur. Cordage, grand bar circulaire en bois, pierre claire, non sans rappeler une certaine touche maritime. Cohérent, puisqu’il est fait allusion au nom même du lieu, emprunté à ce navire, le Mary Celeste, retrouvé en pleine mer au XIXème siècle, en parfait état mais totalement abandonné… Flippant. Rassure-toi, le Mary Celeste dont je te parle est loin d’être délaissé. On s’accommodera en hiver des tablées en cale où trône le coin cuisine. Mais on préfèrera nettement les quelques tables sur le pont pour profiter de la lumière qui percera les grandes baies vitrées. Si le soleil revient un jour. Pour cette fois, on s’estimera néanmoins chanceux, car on nous dégote assez vite un espace au bar, massif, central, en tête à tête avec les huîtres et le p’tit gars qui s’en occupe, et les cocktails et le p’tit gars qui s’en occupe. Place de choix.

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On a la dalle, et on est gourmand. La carte est très tentante, de petites assiettes format tapas, aux notes asiatiques (sauce soja, graines de sésame, épices). Pour les amateurs de coquillages, plusieurs variétés d’huîtres sont proposées, ainsi que de petits bols de moules ou de bulots en sauce. On a TOUT testé et on s’est régalé : œufs du diable, crêpes chinoises, pickles de topinambours, endives au tamarin, crème citron,…

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Côté cocktails, tu peux faire confiance aux doux noms suivants : Rain Dog, Masala Cow, Nord Sud, Calavera y Diablitos, Oliver’s Twist. Tu es plutôt vin naturel? Tu devrais pouvoir trouver ton bonheur.

Niveau prix, on est dans la lignée de ces nouveaux bars, autant te dire qu’avec notre découverte totale de la carte « à manger » et une bonne sélection de vins, de bières et de cocktails testée, la note fut salée. En plus, on a raté l’Happy Hour sur les huîtres, de 17 à 19h00 : un euro l’unité au lieu de trois, te rappelant quand même que tu es à Paris et pas face à l’océan. Pour le reste, compte 12 euros le cocktail, 8 euros la pinte de Brooklyn et entre 3 et 12 euros pour les portions.

Malgré la CB qui chauffe, on se sent bien au Mary Celeste, comme on vogue sur les flots, le soleil nous réchauffant le cou, le vent dans les cheveux. Le mal de mer en moins.

Le Mary Celeste. 1 rue des Commines, 75003 Paris. Métro Filles du Calvaire / Saint-Sébastien-Froissart.

Tuck Shop

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Tables en formica et déco plutôt girly pour ce petit endroit végétarien tenu par trois australiennes. Ce coin de Down Under, situé dans un quartier un peu à l’écart du Canal Saint-Martin, sera idéal si tu cherches un lieu où :

* boire un bon café (Coutume), une limonade maison ou une Coopers (comme là-bas),
* bruncher,
* prendre un p’tit déj’ en bouquinant,
* manger un bon sandwich.

Si le gâteau au chocolat est dispo, fonce, car il est à tomber. Et puis on s’en fout, tout est healthy, ici, comme on dit.

Prix gentils pour petite faim. Brunch à 10 euros, oui oui. Autre bon point : WiFi gratos les poulets!

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Tuck Shop. 13 rue Lucien-Sampaix, 75010 Paris. Métro Jacques Bonsergent.