Glass

On s’était donné rendez-vous dans une minuscule rue de SoPi, comme ils disent. Je n’avais plus le numéro en tête mais j’avais un nom, le Glass, et je savais que la rue Frochot était bien loin de concurrencer la rue de Vaugirard. Pourtant, en l’arpentant de long en large, je commençais à douter. Rien ici ne ressemblait au bar que je recherchais… Les yeux rivés sur la magie du monde moderne qui me permettrait de retrouver mon chemin, j’entends alors une voix masculine qui m’interpelle. C’est celle de B, aussi paumé que moi. Mais qui sait qu’on doit se rendre au n°7. Bon, le 5 est là. Et puis les dames de l’autre côté de la fenêtre ne ressemblent pas trop à nos copines… En toute logique, le 7, c’est juste à côté (tu remarqueras l’étendue de nos capacités intellectuelles).

Devanture sombre, briques de verre en guise de fenêtres, impossible d’y distinguer quoi que ce soit. Une nana nous aborde. Pas étonnant, me diras-tu. Erreur : Vous aussi, vous cherchez le Glass? Ouais. Poussons la porte, on verra bien. A l’intérieur, c’est étonnamment petit et aussi sombre que la devanture mais ça a son charme. On aime le concept du bar secret.

Le Glass est le petit frère de la Candelaria. Peut-être as-tu déjà franchi la porte de ce bar à cocktail du Marais, après avoir traversé une charmante taqueria, voire après y avoir fait un premier arrêt. Notre rencontre avec cet autre lieu deux en un fera partie d’un prochain article (l’histoire de 7 paires de fesses capables de tenir sur 6 petits tabourets…).

Au fond, S, T et J sont déjà là, à siroter des bières Brooklyn Brewery. Bon point. Pour moi, ce sera un petit cocktail. Choix difficile dans une liste courte aux tonalités originales. Je suivrai les conseils de la serveuse dont l’accent nous fait aussi voyager.

Au Glass, les choses sont différentes. Car en plus de te proposer des bières introuvables dans notre chère ville, tu pourras te croire outre-Atlantique en choisissant un boilermaker, associant un shot avec une bière (à l’origine shot de whisky). Tu pourras aussi découvrir le concept étonnant du cocktail pression.

Ça se remplit petit à petit. Et on se décide enfin. Pour les hot-dogs. Les célibataires prendront celui au guacamole et pico de gallo. Pour les autres, ce sera celui à l’aïoli. Plus risqué mais évidemment ils s’en tapent. Le pain est délicieux, vraiment. On commande aussi des pickles. On a quitté Paris, un peu. Pour moins de dix euros par personne (ce qui nous rappelle malgré tout qu’on n’est pas à NYC), on se régale. La musique entraîne peu à peu les postérieurs sous la boule à facettes pendant qu’on continue nos discussions philosophiques. C’est qu’à partir de 22h, c’est DJ set et bon son.

En clair, je dois dire que le Glass réunit bon nombre des critères qui font qu’un bar vaut le détour. On peut y boire sans trop se ruiner ou boire des cocktails de qualité (en se ruinant un peu plus), on a le choix, on peut y manger un peu, et y danser. Adresse plus que validée donc. Un dernier conseil, si tu détestes faire la queue (ah ouais, toi aussi?), arrive tôt car tu risques de ne pas être le seul à avoir eu cette idée d’apéro dancefloor au Glass.

Glass. 7 rue Frochot, 75009 Paris. Métro Pigalle.
Ouvert du dimanche au jeudi de 18h00 à 3h00 et vendredi et samedi de 18h00 à 5h00.

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