Joséphine Caves Parisiennes

Ouvert tout début janvier, Joséphine Caves Parisiennes s’inscrit dans la lignée de ces nouveaux bars, proposant cocktails originaux et élaborés, bon whisky, bon rhum et bon vin. Mais quand la plupart de ces endroits traîne dans le Marais ou à Pigalle, Joséphine, elle, se distingue, et squatte Ménilmontant. Elle propose alors une offre d’un nouveau genre dans le coin, sans pour autant dénaturer ce quartier qu’on aime tant. Car heureusement, la petite ne se la pète pas, on est donc encore loin de certaines zones à bars sélects et prétentieux, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Ces caves parisiennes ont d’abord des allures d’ancien pub anglais. Puis on observe un peu : lustres et sol nous replongent presque un siècle en arrière, vert sombre des murs, belle hauteur sous plafond, boiseries ornées de bouteilles, tables hautes. Cette première salle, à mon sens, se prête assez bien aux début de soirées et aux discussions. Le bar, quant à lui, appelle les coudes. Certains choisissent une bouteille de vin, accompagnée de beaux verres estampillés d’un « J » calligraphié. C’est lorsque nous commandons nos cocktails qu’on comprend que ceux-ci sont l’affaire de la deuxième salle, la première étant plutôt réservée aux amateurs de vins et spiritueux.

De l’autre côté de la petite porte située dans la « bibliothèque à bouteilles », une seconde salle et son bar t’ouvrent les bras. Elle est plus cosy, plus musicale aussi. C’est ici que Joséphine te proposera certains soirs de fin de semaine des DJ sets aux accents rockabilly et compagnie. C’est également ici que sont concoctés nos breuvages. Une dizaine de cocktails sont proposés, tous à 10 euros bien raisonnables comparés aux 13 à 15 euros auxquels Paris commencent à tristement nous habituer. Validé, l’Apricot Reviver, à base de gin et de lunes d’abricots infusées au romarin. Pour les classiques, compte 5-6 euros pour un verre de vin (la liste de choix devrait d’ailleurs s’enrichir) et un peu plus pour un verre d’alcool pour les dur(e)s. Enfin, sache que tu pourras te sustenter : Joséphine te concocte des petits plats, des petites assiettes, des petites planchettes, à base de produits de qualité, pour des prix allant du simple au triple (à peu de choses près).

Pour conclure : une belle découverte que ce lieu. Mais on est arrivé tard. Du coup, on reviendra pour tester le cocktail au nom de la maison, une sorte de mélange d’antan, à base de chartreuse jaune, d’absinthe, de calvados et d’agrumes. On y remettra aussi les pieds pour profiter réellement de tous ces espaces, rarement offerts pour un seul et même endroit dans notre chère capitale, avec, en fond sonore, de la musique sympa et rarement diffusée. A l’occasion, on jettera un œil au mystérieux fumoir qui paraît-il, est planqué derrière un miroir. Bref, Joséphine a sans doute encore des choses à nous montrer, et nous, on veut bien les voir.

*********Update*********

On a dansé chez Joséphine, et on a kiffé. On a goûté le Joséphine, et on a kiffé. On a vu sous nos pieds les caves de Joséphine, et on a kiffé. Bref, on a kiffé.

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Joséphine Caves Parisiennes. 25 rue Moret, 75011 Paris. Métro Couronnes / Ménilmontant.
Ouvert du lundi au mercredi de 18h00 à 3h00 et du jeudi au samedi de 18h00 à 4h30.

Et à l’heure d’été : du lundi au samedi de 21h00 à 5h00. Cuisine ouverte en mode tapas jusqu’à minuit Résa possible entre 18h00 et 21h00 (à partir de 20 personnes).

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