Saloperie.

Patrick Swayze. Steve Jobs. On se dit quelle saloperie. Mais de loin.

Il y a eu les anciens. Pas ou peu connus. On est très jeune. On ne réalise pas.

Et un jour, ce sont les poumons du paternel qui partent en fumée aussi vite que ses cigarettes. L’image de l’homme fort qui commandait le dimanche matin nos trois petites limonades et son demi d’un geste de la main. Toujours la même. Jusqu’à ce qu’on grandisse un peu. Qu’on se rende compte que les parents ne sont pas des super héros. Qu’ils ont leurs faiblesses, leurs craintes.

Le rideau tombe à l’âge adulte. Merde, on est tous pareils, un peu, au fond. 28 ans, la saloperie. Pas de surprise dans l’ordre des choses. C’est là, inconsciemment. Ça l’a toujours été. Pas de destin, ni de Dieu, juste le hasard de la vie, de la nature et des choix plus ou moins judicieux. Viennent les pleurs, les mots durs, les hauts et les bas, les tu peux comprendre à présent alors qu’on ne souhaite qu’une chose, retrouver l’insouciance d’autrefois et dire à notre tour une petite limonade et 3 demis.

Alors voilà, les rôles sont comme inversés. Il faut être là et être fort. Autant que possible. Mais c’est trop tôt. Ou trop tard.

Pourtant, l’espoir et la mélodie du bonheur sont là. Dans un coin.

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